Pả Mamadou Ndiaye
Le ton est donné. Face aux nouveaux membres du Conseil national de la jeunesse, le Président Bassirou Diomaye Faye n’a pas voulu d’une instance d’applaudissements.
Il n’attend pas d’eux qu’ils approuvent systématiquement. Bien au contraire. Le Chef de l’Etat leur a demandé de faire remonter la réalité du terrain, celle que les rapports administratifs ne capturent pas, et de se faire les porte-voix de toute la jeunesse sénégalaise. « Je vous demande de me dire ce que les rapports ne disent pas », a-t-il martelé.
Le Président les a exhortés à travailler, à confronter leurs idées sans retenue, quitte à ce que les débats soient houleux, mais avec un objectif : trouver des compromis sur l’essentiel.
Une exigence de résultats a été clairement fixée à ce nouveau conseil : formuler des propositions qui servent concrètement le pays. « Apportez-nous des avis précis, chiffrés, praticables, qui nourrissent l’agenda national de transformation Sénégal 2050 », a exigé Bassirou Diomaye Faye.
Pour garantir l’impact de leurs travaux, il s’est engagé personnellement à lire leurs contributions et à les recevoir chaque fois que le besoin s’en fera sentir. Il a également instruit le gouvernement à leur ouvrir ses portes, notamment sur les dossiers cruciaux de l’orientation, de la formation professionnelle et des compétences numériques.
Pour conclure, le Chef de l’Etat a fait le lien entre cette nouvelle mission et l’échéance majeure qui attend le Sénégal : les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, prévus du 31 octobre au 13 novembre. « L’Afrique accueille, Dakar célèbre et le monde vous regarde », a-t-il lancé, invitant ces jeunes à prouver « ce qu’un pays jeune qui sait d’où il vient sait faire ».
Évoquant son propre cheminement, le Président a rappelé qu’il s’était engagé en politique à 34 ans, en 2014, pour devenir Président de la République à 44 ans. « Le peuple lui a dit que son tour n’était pas pour demain », a-t-il confié, appelant ainsi la nouvelle génération à assumer pleinement ses responsabilités.
Car comme il l’a conclu : « L’inquiétude n’est pas mon rôle, la dissiper est ma mission ».