LFR 2026 : LE CIAAS INTERPELLE LES DÉPUTÉS ET LES APPELLE À PLACER L’INTÉRÊT SUPÉRIEUR DE LA NATION AU-DESSUS DES CLIVAGES POLITIQUES


Par Ibrahima Dia

À la veille du vote de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026, prévu ce mardi 3 novembre en séance plénière, le Collectif interministériel des agents de l’Administration sénégalaise (CIAAS) lance un appel solennel aux députés de l’Assemblée nationale. Le collectif les invite à faire preuve de responsabilité républicaine et à accorder une place centrale aux préoccupations des populations dans leurs délibérations.

À quelques heures d’une échéance budgétaire majeure, le Collectif interministériel des agents de l’Administration sénégalaise (CIAAS) choisit de s’adresser directement aux représentants du peuple. Dans une lettre ouverte, il rappelle aux honorables députés que l’examen de la Loi de finances rectificative 2026 ne doit pas se limiter à une confrontation entre majorité et opposition, mais doit avant tout tenir compte des attentes et des difficultés quotidiennes des Sénégalais.

Pour le CIAAS, l’Assemblée nationale occupe une place essentielle dans le fonctionnement démocratique du pays. Le contrôle de l’action gouvernementale, l’exigence de transparence et la vigilance dans la gestion des deniers publics demeurent des prérogatives fondamentales des parlementaires. Le collectif reconnaît ainsi la légitimité des observations et des réserves formulées par les députés au cours de l’examen du projet de loi.

Cependant, il estime que ces exigences démocratiques doivent également s’accompagner d’une prise en compte des urgences économiques et sociales auxquelles le Sénégal est confronté.

Les populations au cœur des décisions budgétaires
Dans son plaidoyer, le CIAAS rappelle que derrière les chiffres et les arbitrages budgétaires se trouvent des millions de Sénégalais qui attendent des réponses concrètes à leurs préoccupations.

Familles confrontées à la cherté de la vie, jeunes en quête d’opportunités, travailleurs préoccupés par leur pouvoir d’achat, agents de l’État aspirant à de meilleures conditions de travail et services publics ayant besoin de moyens suffisants : autant de réalités que les parlementaires sont appelés à prendre en considération.

Le collectif souligne que le vote de la LFR 2026 constitue un acte politique et institutionnel dont les conséquences peuvent se répercuter directement sur le quotidien des citoyens et sur la capacité de l’État à remplir ses missions économiques, sociales et régaliennes.

« Le peuple sénégalais attend de ses représentants des actes à la hauteur de ses aspirations », rappelle en substance le CIAAS, qui exhorte les élus à ne pas perdre de vue les attentes des populations dans leurs prises de décision.

Un appel au dépassement des clivages politiques
Sans demander aux députés de renoncer à leur mission de contrôle ni de faire abstraction des exigences de bonne gouvernance, le CIAAS les invite à rechercher un équilibre entre le débat démocratique et les impératifs de fonctionnement de l’État.

Le collectif plaide pour une démarche constructive, fondée sur le dialogue républicain, le sens des responsabilités et la recherche de solutions conformes à l’intérêt général.

Pour ses responsables, les divergences politiques ne doivent pas empêcher les acteurs institutionnels de prendre des décisions courageuses lorsque l’intérêt supérieur de la Nation est en jeu. L’enjeu, selon eux, consiste à faire en sorte que les réserves exprimées soient entendues, tout en évitant que les préoccupations des citoyens et les besoins des services publics ne soient relégués au second plan.

Le CIAAS mise sur la responsabilité parlementaire
À travers cette lettre ouverte, le Collectif interministériel des agents de l’Administration sénégalaise entend rappeler aux députés le poids de leur responsabilité historique dans cette séquence budgétaire.

À la veille du scrutin parlementaire, son message est clair : les intérêts des populations doivent rester au centre des décisions, au-delà des appartenances politiques et des divergences institutionnelles.

Le CIAAS exhorte ainsi les élus à privilégier une approche responsable et constructive afin de favoriser l’adoption de la Loi de finances rectificative 2026, dans l’intérêt supérieur du Sénégal.

Alors que le pays attend des réponses à ses défis économiques et sociaux, le collectif appelle à des institutions fortes, à un dialogue républicain sincère et à des décisions guidées par le souci du bien commun.

Son ultime message aux parlementaires tient en une conviction : la stabilité, le développement et la satisfaction des besoins des Sénégalais constituent une responsabilité partagée par l’ensemble des acteurs de la République.

Le Sénégal avant les clivages, les populations avant les calculs politiques : tel est l’appel lancé par le CIAAS aux députés de l’Assemblée nationale.

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