par Ibrahima Dia
« Le Sénégal est plus grand que les ambitions personnelles ». C’est par cette déclaration forte que Abdoulaye Dièye, président du parti Alliance avec le Peuple/Siggi Jotna, réagit au rejet de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026 par l’Assemblée nationale, intervenu le 3 novembre 2026.
Dans une déclaration empreinte de gravité, le leader politique dénonce les risques d’une paralysie institutionnelle et invite les acteurs politiques à faire prévaloir l’intérêt supérieur de la Nation sur les rivalités partisanes et les ambitions personnelles.
Pour Abdoulaye Dièye, le rejet de la LFR constitue un nouvel épisode de tension institutionnelle dont les répercussions pourraient dépasser le cadre politique. Il estime que l’Assemblée nationale doit rester avant tout le lieu d’expression de la souveraineté populaire et de défense des intérêts des Sénégalais, et non devenir le terrain de confrontation entre formations politiques et leaders.
Le président de l’Alliance avec le Peuple/Siggi Jotna rappelle notamment aux députés de la majorité Pastef qu’ils sont d’abord les représentants de la Nation avant d’être ceux de leur parti. À ses yeux, le patriotisme doit se traduire par des actes concrets, notamment par la capacité à placer les intérêts du pays au-dessus des considérations partisanes.
Un risque pour les équilibres économiques et sociaux
Dans un contexte économique déjà difficile, Abdoulaye Dièye met en garde contre les conséquences d’un blocage institutionnel prolongé. Les investissements publics, le financement des services sociaux, le soutien aux populations vulnérables, la dette intérieure ainsi que les relations avec les partenaires économiques et financiers figurent parmi les secteurs susceptibles d’être affectés par les incertitudes entourant l’exécution des politiques publiques.
Il attire également l’attention sur la situation du secteur privé, qu’il décrit comme traumatisé et en quête d’un nouveau souffle. Les travailleurs attendent des réponses à leurs revendications, tandis que les populations réclament des résultats concrets. Pour lui, l’économie sénégalaise a avant tout besoin de stabilité, de confiance et de visibilité.
« La séparation des pouvoirs ne signifie pas la guerre des pouvoirs »
Sur le fonctionnement des institutions, le responsable politique insiste sur la nécessité de préserver l’équilibre républicain. Il rappelle que le contrôle démocratique ne doit pas être confondu avec l’obstruction permanente et que la majorité parlementaire ne saurait être assimilée à un pouvoir sans limites.
« La séparation des pouvoirs ne signifie pas la guerre des pouvoirs », souligne-t-il, plaidant pour une Assemblée nationale qui demeure un espace de contrôle, de proposition, de contradiction et de construction.
Abdoulaye Dièye se veut toutefois rassurant quant à la solidité des institutions sénégalaises. Il rappelle que la République repose sur une Constitution et des mécanismes de régulation destinés à garantir la continuité de l’État, au-delà des divergences politiques.
Un appel au dialogue et à la responsabilité collective
Face à cette situation, le président de l’Alliance avec le Peuple/Siggi Jotna appelle les responsables politiques, les parlementaires, les membres du gouvernement et l’ensemble des forces vives de la Nation à dépasser leurs clivages pour renouer avec le dialogue institutionnel et la responsabilité collective.
Son message se veut un plaidoyer pour une nouvelle dynamique nationale, dans laquelle les intérêts du peuple sénégalais doivent primer sur les calculs politiques.
En définitive, Abdoulaye Dièye estime que les Sénégalais n’ont pas confié un mandat à leurs représentants pour assister à des blocages institutionnels, mais pour obtenir des réponses concrètes à leurs préoccupations quotidiennes.
Son appel se résume en une exigence politique et républicaine : faire prévaloir l’intérêt général sur les intérêts particuliers, la République sur les partis, les institutions sur les hommes et le peuple sur les ambitions personnelles.
Pour Abdoulaye Dièye, le Sénégal a aujourd’hui besoin d’un véritable sursaut national. Un sursaut pour préserver la stabilité, restaurer la confiance et remettre les préoccupations des citoyens au cœur de l’action publique.
« Il est temps d’engager un véritable SURSAUT NATIONAL POUR SAUVER LE SÉNÉGAL ! »