Aquaculture marine : Palmarin mise sur un projet de 4 milliards FCFA pour créer des emplois


Par Hamadou Ba

 

Le maire de Palmarin, Mam Singui Sarr, a présenté, en marge du Salon international de l’aquaculture (SIAQ), tenu du 6 au 8 octobre 2026 à Dakar, un projet pilote d’aquaculture marine porté par l’Agence nationale de l’aquaculture (ANA). Évaluée à 4 milliards de FCFA, cette initiative ambitionne de diversifier les activités économiques locales, de créer des emplois et de renforcer la souveraineté alimentaire.

 

Palmarin entend faire de l’aquaculture marine un nouveau levier de développement économique et social. Présenté par le maire de la commune, Mam Singui Sarr, en marge du SIAQ, le projet pilote de l’Agence nationale de l’aquaculture marque une nouvelle étape dans la recherche d’alternatives à la pêche de capture, confrontée à des difficultés croissantes.

 

D’un coût estimé à 4 milliards de FCFA, le projet dispose déjà de deux cages pilotes installées en mer. À terme, les capacités pourraient être portées à 20, voire 40 cages, selon les ambitions affichées. Cette initiative est présentée comme une première au Sénégal et en Afrique de l’Ouest dans le domaine de l’aquaculture marine.

 

Le projet bénéficie de l’appui de l’ambassade d’Espagne ainsi que de partenaires espagnols et italiens. Le choix de Palmarin repose notamment sur les caractéristiques naturelles de son environnement marin, en particulier la profondeur des eaux, la température, les courants et le potentiel hydrologique du site.

 

Une alternative à la crise de la pêche

 

Pour le maire Mam Singui Sarr, cette initiative doit avant tout profiter aux populations locales. Face aux difficultés rencontrées par la pêche traditionnelle, l’aquaculture apparaît comme une solution pour diversifier les sources de revenus et offrir de nouvelles perspectives aux communautés côtières.

 

« C’est un projet pour les populations d’abord », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité de former les jeunes et les femmes, de stimuler l’emploi local et de contribuer à la lutte contre l’émigration irrégulière.

 

Au-delà de sa dimension économique, le projet ambitionne ainsi de renforcer l’autonomie alimentaire du Sénégal, grâce au développement d’une production aquacole capable de compléter les ressources issues de la pêche de capture.

 

Les premiers alevins attendus dans les prochains mois

 

La prochaine étape concernera le lancement de l’écloserie et la mise en place des premiers alevins, annoncés dans un délai de deux à trois mois. À terme, les cages de production devraient être confiées aux coopératives locales, dans une perspective d’appropriation communautaire et de pérennisation des activités.

 

À Palmarin, les autorités locales misent donc sur une approche associant production alimentaire, création de richesses et valorisation du territoire. Si les objectifs annoncés se concrétisent, l’aquaculture marine pourrait ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes, aux femmes et aux acteurs économiques de la commune, tout en contribuant au développement du secteur aquacole sénégalais.

 

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