CEDEAO-AES : Dakar au cœur d’un nouveau dialogue juridique


Récit INFOSDUJOUR

 

Après Bamako en 2025, Dakar accueille une nouvelle étape du dialogue entre la CEDEAO et la Confédération des États du Sahel (AES). Les deux parties cherchent à définir un nouveau cadre juridique pour organiser leurs relations, après le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de l’organisation régionale.

 

Dakar, 17 octobre 2026. Le dialogue entre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Confédération des États du Sahel (AES) se poursuit. Après une première étape à Bamako en 2025, la capitale sénégalaise accueille cette fois les représentants des deux ensembles régionaux pour discuter de l’avenir de leurs relations.

 

L’enjeu de cette rencontre est majeur : parvenir à définir un nouvel ancrage juridique permettant d’encadrer les rapports entre la CEDEAO et les trois pays de l’AES, à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

 

Les délégations reçues par Diomaye Faye

 

La rencontre a pris une dimension particulière avec la réception, vendredi soir, des deux délégations par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, président en exercice de la CEDEAO.

 

Cette audience traduit la volonté de maintenir le dialogue malgré les profondes divergences apparues ces dernières années entre l’organisation communautaire et les pays membres de l’AES.

 

Pour Dakar, l’objectif est notamment de favoriser la recherche de solutions permettant de préserver les intérêts des populations de l’espace ouest-africain, notamment en matière de mobilité, de commerce et de sécurité.

 

Vers une nouvelle architecture de coopération

 

Les discussions doivent porter sur les modalités pratiques des relations futures entre les deux parties. Parmi les questions susceptibles d’être abordées figurent la circulation des personnes et des marchandises, la coopération sécuritaire transfrontalière ainsi que les questions douanières et commerciales.

 

Le défi consiste désormais à trouver un équilibre entre, d’une part, les exigences de souveraineté défendues par les pays de l’AES et, d’autre part, la nécessité de maintenir des mécanismes de coopération régionale.

 

Cette nouvelle séquence diplomatique intervient dans un contexte où les liens historiques, économiques et humains entre les pays de la CEDEAO et ceux de l’AES restent particulièrement importants.

 

Dakar veut maintenir les ponts

 

En accueillant ces discussions, le Sénégal entend ainsi contribuer au maintien du dialogue au sein d’un espace ouest-africain marqué par de profondes recompositions politiques et institutionnelles.

 

Au-delà des désaccords entre les organisations, l’enjeu demeure celui de la préservation des intérêts des populations : faciliter les échanges, sécuriser les frontières et maintenir les liens économiques et sociaux qui unissent depuis des décennies les différents pays de la région.

 

Les discussions techniques se poursuivent à Dakar avec l’objectif de dégager les bases d’un cadre de coopération adapté à cette nouvelle configuration de l’Afrique de l’Ouest.

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