64E ANNIVERSAIRE DE L’UPF-SENEGAL  Les pdébats


 

L’Union internationale de la presse francophone (UPF), section Sénégal, a célébré samedi, à la Maison de la Presse Babacar Touré, ses 64 ans d’existence. Entre hommage aux doyens de la presse et réflexion sur le potentiel économique du sport, cette commémoration a été marquée par un plaidoyer en faveur d’un secteur sportif structuré, inclusif et créateur de richesses.

Soixante-quatre ans au service de la presse francophone. L’UPF-Sénégal a célébré cet anniversaire dans la sobriété, en mettant à l’honneur les anciens et les doyens de la profession. La cérémonie a également servi de cadre à une réflexion sur le rôle du sport dans la transformation économique et la promotion sociale inclusive.

Pour introduire le thème, l’Inspecteur de la jeunesse et de l’éducation populaire Moussé Dior Diop, coordonnateur de l’IFM-Sports et formé à l’INSEPS de Dakar, a livré une communication axée sur les opportunités économiques qu’offre le sport. Les échanges étaient modérés par le Dr Mamadou Koumé, ancien directeur général de l’Agence de presse sénégalaise (APS) et formateur.

Pour Moussé Dior Diop, le sport dépasse largement le cadre des loisirs et de la compétition. « Le sport est le meilleur produit d’exportation du Sénégal et doit devenir un écosystème économique à part entière », a-t-il soutenu, appelant à une meilleure structuration de cette activité afin d’en faire un véritable moteur de croissance.

Un potentiel économique encore sous-exploité

Au cœur de son intervention, l’enjeu de la valorisation du potentiel sportif sénégalais. L’intervenant a notamment rappelé que 75 % de la population a moins de 35 ans, dans un pays qui compte 18 millions d’habitants, 603 collectivités territoriales et 14 958 villages. Le mouvement sportif national s’appuie, selon les chiffres présentés, sur 65 organismes nationaux de sport, dont 48 fédérations, 11 comités nationaux et 6 groupements, ainsi que sur plus de 9 000 associations sportives et culturelles (ASC).

Autant d’atouts qui, selon lui, devraient permettre au Sénégal de développer une véritable économie du sport, avec des retombées sur l’emploi, l’entrepreneuriat, l’innovation et l’inclusion sociale.

« Les meilleures chaussures sont sport, les meilleures voitures sont sport, les meilleurs vêtements sont sport. Le sport cultive la performance à tous les niveaux », a-t-il illustré, insistant sur la place qu’occupe désormais cette industrie dans l’économie mondiale.

Toutefois, le secteur reste confronté à d’importantes limites. Moussé Dior Diop a relevé que les ménages sénégalais ne consacrent que 0,6 % de leurs dépenses aux loisirs et aux spectacles, selon les données de l’ESAM. Il a également évoqué la faible valorisation de la propriété intellectuelle dans le football professionnel, la Ligue sénégalaise de football professionnel ne captant, selon les chiffres avancés, que 0,3 % de son potentiel de revenus dans ce domaine.

Autre difficulté soulevée : la contrefaçon. D’après l’intervenant, 90 % des produits dérivés vendus localement seraient concernés par ce phénomène. Une situation qui prive les acteurs sportifs de revenus importants et souligne la nécessité de mieux protéger les marques, les créations et les droits commerciaux liés au sport.

La promotion des femmes et l’éthique sportive en question

Inscrivant sa réflexion dans la dynamique de l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 », qui fait du sport un levier de développement et de valorisation du capital humain, Moussé Dior Diop a plaidé pour des mesures concrètes.

Il a notamment proposé de renforcer la représentation des femmes dans les instances sportives, en élargissant l’application de la loi n° 2010-11 du 28 mai 2010 relative à la parité. Il a également préconisé des stratégies de formation en faveur des femmes et une lutte plus ferme contre les discriminations et les comportements sexistes.

À ces mesures s’ajoutent la nécessité de combattre les dérives qui fragilisent le sport, notamment la violence, la corruption, le dopage et le racisme. Pour l’intervenant, la transformation du secteur passe autant par la mobilisation de ses ressources économiques que par la promotion de valeurs éthiques et inclusives.

Les doyens de la presse honorés

À l’issue de cette communication, plusieurs personnalités ont pris part aux échanges, parmi lesquelles l’ancien ministre Mbagnick Ndiaye, le Dr Mamadou Koumé, le doyen Diaité du groupe Van Vo et des professionnels des médias.

La célébration a également été l’occasion pour l’UPF-Sénégal de décerner des diplômes d’honneur à plusieurs anciens et doyens de la presse, en reconnaissance de leur parcours et de leur contribution à la profession. Des distinctions ont aussi été attribuées à titre posthume à des confrères disparus.

Dans son allocution, la présidente de la section sénégalaise, Adama Diouf, a rappelé l’engagement de l’organisation dans la défense de la liberté de la presse. Elle a salué la contribution des partenaires et de toutes les personnes ayant participé à la réussite de cette commémoration, en particulier celle du Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ).

Au terme de cette rencontre mêlant réflexion, transmission et reconnaissance, l’UPF-Sénégal a donné rendez-vous à ses membres et partenaires en 2027, pour poursuivre son engagement au service de la presse francophone.

Cheikh Seck NDONG

 

64E ANNIVERSAIRE DE L’UPF-SENEGAL

Les anciens à l’honneur, le sport au cœur des débats

L’Union internationale de la presse francophone (UPF), section Sénégal, a célébré samedi, à la Maison de la Presse Babacar Touré, ses 64 ans d’existence. Entre hommage aux doyens de la presse et réflexion sur le potentiel économique du sport, cette commémoration a été marquée par un plaidoyer en faveur d’un secteur sportif structuré, inclusif et créateur de richesses.

Soixante-quatre ans au service de la presse francophone. L’UPF-Sénégal a célébré cet anniversaire dans la sobriété, en mettant à l’honneur les anciens et les doyens de la profession. La cérémonie a également servi de cadre à une réflexion sur le rôle du sport dans la transformation économique et la promotion sociale inclusive.

Pour introduire le thème, l’Inspecteur de la jeunesse et de l’éducation populaire Moussé Dior Diop, coordonnateur de l’IFM-Sports et formé à l’INSEPS de Dakar, a livré une communication axée sur les opportunités économiques qu’offre le sport. Les échanges étaient modérés par le Dr Mamadou Koumé, ancien directeur général de l’Agence de presse sénégalaise (APS) et formateur.

Pour Moussé Dior Diop, le sport dépasse largement le cadre des loisirs et de la compétition. « Le sport est le meilleur produit d’exportation du Sénégal et doit devenir un écosystème économique à part entière », a-t-il soutenu, appelant à une meilleure structuration de cette activité afin d’en faire un véritable moteur de croissance.

Un potentiel économique encore sous-exploité

Au cœur de son intervention, l’enjeu de la valorisation du potentiel sportif sénégalais. L’intervenant a notamment rappelé que 75 % de la population a moins de 35 ans, dans un pays qui compte 18 millions d’habitants, 603 collectivités territoriales et 14 958 villages. Le mouvement sportif national s’appuie, selon les chiffres présentés, sur 65 organismes nationaux de sport, dont 48 fédérations, 11 comités nationaux et 6 groupements, ainsi que sur plus de 9 000 associations sportives et culturelles (ASC).

Autant d’atouts qui, selon lui, devraient permettre au Sénégal de développer une véritable économie du sport, avec des retombées sur l’emploi, l’entrepreneuriat, l’innovation et l’inclusion sociale.

« Les meilleures chaussures sont sport, les meilleures voitures sont sport, les meilleurs vêtements sont sport. Le sport cultive la performance à tous les niveaux », a-t-il illustré, insistant sur la place qu’occupe désormais cette industrie dans l’économie mondiale.

Toutefois, le secteur reste confronté à d’importantes limites. Moussé Dior Diop a relevé que les ménages sénégalais ne consacrent que 0,6 % de leurs dépenses aux loisirs et aux spectacles, selon les données de l’ESAM. Il a également évoqué la faible valorisation de la propriété intellectuelle dans le football professionnel, la Ligue sénégalaise de football professionnel ne captant, selon les chiffres avancés, que 0,3 % de son potentiel de revenus dans ce domaine.

Autre difficulté soulevée : la contrefaçon. D’après l’intervenant, 90 % des produits dérivés vendus localement seraient concernés par ce phénomène. Une situation qui prive les acteurs sportifs de revenus importants et souligne la nécessité de mieux protéger les marques, les créations et les droits commerciaux liés au sport.

La promotion des femmes et l’éthique sportive en question

Inscrivant sa réflexion dans la dynamique de l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 », qui fait du sport un levier de développement et de valorisation du capital humain, Moussé Dior Diop a plaidé pour des mesures concrètes.

Il a notamment proposé de renforcer la représentation des femmes dans les instances sportives, en élargissant l’application de la loi n° 2010-11 du 28 mai 2010 relative à la parité. Il a également préconisé des stratégies de formation en faveur des femmes et une lutte plus ferme contre les discriminations et les comportements sexistes.

À ces mesures s’ajoutent la nécessité de combattre les dérives qui fragilisent le sport, notamment la violence, la corruption, le dopage et le racisme. Pour l’intervenant, la transformation du secteur passe autant par la mobilisation de ses ressources économiques que par la promotion de valeurs éthiques et inclusives.

Les doyens de la presse honorés

À l’issue de cette communication, plusieurs personnalités ont pris part aux échanges, parmi lesquelles l’ancien ministre Mbagnick Ndiaye, le Dr Mamadou Koumé, le doyen Diaité du groupe Van Vo et des professionnels des médias.

La célébration a également été l’occasion pour l’UPF-Sénégal de décerner des diplômes d’honneur à plusieurs anciens et doyens de la presse, en reconnaissance de leur parcours et de leur contribution à la profession. Des distinctions ont aussi été attribuées à titre posthume à des confrères disparus.

Dans son allocution, la présidente de la section sénégalaise, Adama Diouf, a rappelé l’engagement de l’organisation dans la défense de la liberté de la presse. Elle a salué la contribution des partenaires et de toutes les personnes ayant participé à la réussite de cette commémoration, en particulier celle du Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ).

Au terme de cette rencontre mêlant réflexion, transmission et reconnaissance, l’UPF-Sénégal a donné rendez-vous à ses membres et partenaires en 2027, pour poursuivre son engagement au service de la presse francophone.

 

Cheikh Seck NDONG

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