La Fédération nationale des syndicats des travailleurs du personnel administratif, technique et de service (PATS) des universités publiques du Sénégal hausse le ton. Réunis en point de presse ce lundi 19 octobre, les syndicalistes réclament notamment l’indemnité de logement et le respect des engagements pris par le gouvernement. Ils ont décrété une grève de 48 heures à compter de ce lundi, avant d’annoncer un autre débrayage de 72 heures à partir de mercredi.
Le climat social se tend dans les universités publiques du Sénégal. La Fédération nationale des syndicats des travailleurs du personnel administratif, technique et de service (PATS) entend intensifier la mobilisation pour obtenir satisfaction sur ses revendications, notamment l’octroi de l’indemnité de logement et le respect des engagements pris par les autorités.
Lors de leur point de presse tenu ce lundi 19 octobre, les responsables syndicaux ont affiché leur détermination à faire aboutir leurs revendications. « Nous sommes réunis ici pour réclamer l’indemnité de logement », a déclaré Elhadji Seydi, du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD). Selon lui, les travailleurs des universités sont décidés à faire face à ce qu’il considère comme une injustice.
« Sans les PATS, l’université ne fonctionne pas », a-t-il rappelé, soulignant le rôle essentiel du personnel administratif, technique et de service dans le fonctionnement quotidien des établissements universitaires.
Pour Elhadji Seydi, le temps des discussions est désormais arrivé à son terme. « L’heure de la négociation a pris fin ce matin », a-t-il affirmé, laissant entendre que les travailleurs attendent désormais des réponses concrètes à leurs revendications.
Les syndicats dénoncent des négociations dilatoires
Dans la même dynamique, François Babacar Touré, coordinateur de la Fédération nationale des syndicats des travailleurs des PATS, a appelé à une mobilisation accrue des agents. Il a notamment dénoncé la volonté du gouvernement d’ouvrir de nouvelles discussions, estimant que cette démarche ne ferait que retarder la résolution du différend.
« Le gouvernement nous invite à d’autres négociations, ce qui est du dilatoire », a-t-il rétorqué, invitant les travailleurs à se mobiliser davantage pour défendre leurs droits.
De son côté, Souleymane Gayea a insisté sur les limites de la patience du personnel administratif. « S’il y a blocage, on va le débloquer. Le personnel administratif est patient, mais la patience a des limites », a-t-il prévenu.
Le responsable syndical a également fixé un ultimatum aux autorités. Si aucune avancée n’est enregistrée d’ici à la fin de la semaine, les travailleurs envisagent de dérouler un nouveau plan d’action afin de faire pression sur le gouvernement.
Une mobilisation annoncée à l’échelle nationale
Les participants ont précisé que leur démarche s’inscrit dans une mobilisation à l’échelle nationale, concernant les travailleurs des universités publiques du Sénégal. Ils ont, dans ce sens, lancé un appel à la participation massive des agents aux assemblées générales pour renforcer la cohésion et la détermination du mouvement.
« Ça se suffit ! », ont scandé les travailleurs, exprimant leur lassitude face à une situation qu’ils jugent persistante.
Sur le plan de la mobilisation, la Fédération nationale des syndicats a décrété un mot d’ordre de grève de 48 heures à compter de ce lundi 19 octobre, pour exiger le respect des engagements pris. Un autre arrêt de travail de 72 heures doit également être observé à partir du mercredi 21 octobre.
À travers cette nouvelle séquence de contestation, les syndicats des PATS entendent obtenir des avancées concrètes sur leurs revendications. Reste à savoir si les autorités engageront des mesures susceptibles d’apaiser les tensions et d’éviter un durcissement du mouvement dans les universités publiques.
