Reportage
Inauguré il y a quelques semaines à Kaolack, le poste de santé du quartier Fass Camp des Gardes réalisé par le PADESS n’a toujours pas ouvert ses portes. En pleine période hivernale, les habitants réclament son ouverture rapide.
À Kaolack, les populations du quartier Fass Camp des Gardes attendent toujours. Le nouveau poste de santé construit par le Programme d’Appui au Développement des Services de Santé, PADES, a bien été inauguré récemment. Mais depuis, les portes restent closes.
Un paradoxe qui inquiète en cette période hivernale où les besoins en soins augmentent. Pour se faire consulter, les habitants de la localité sont obligés de parcourir jusqu’à 4 kilomètres pour rallier l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack.
Pourtant, ce poste de santé a été implanté à proximité des populations justement pour faciliter l’accès aux soins de base. Sa non-ouverture prive donc des milliers de personnes d’un service essentiel, surtout les femmes, les enfants et les personnes âgées.
« C’est bien de construire des infrastructures, mais l’idéal c’est de les équiper et de recruter le personnel pour démarrer », souligne un habitant du quartier. Une alerte lancée au profit des populations.
Les habitants de Fass Camp des Gardes appellent donc les autorités sanitaires et le PRADES à accélérer le processus d’équipement et d’affectation du personnel afin que le centre puisse enfin remplir sa mission : soigner.
Enjeu : Désengorger l’hôpital régional et rapprocher les soins des communautés, surtout en hivernage.
ADJI DONDÉ