ARTICLE 37 Ayib Daffé presse Diomaye de promulguer la loi


Par Mamadou Ndiaye

 

Le président du groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes veut aller vite. Lors d’un point de presse ce vendredi à l’Assemblée nationale, Ayib Daffé a demandé au président Bassirou Diomaye Faye de promulguer directement la loi modifiant l’article 37 de la Constitution. Il a aussi invité l’opposition à ne pas saisir le Conseil constitutionnel sur ce dossier.

Au cœur de cette session extraordinaire ouverte lundi, plusieurs textes sont à l’ordre du jour. Il s’agit de projets de loi, de propositions de loi, et de résolutions visant à mettre en place des commissions d’enquête parlementaire. Sur ce dernier point, Ayib Daffé a tenu à préciser que la démarche n’est pas une chasse aux personnes. L’idée, dit-il, est de renforcer le contrôle de l’Assemblée sur l’action gouvernementale, comme le prévoit la Constitution.

Le débat principal porte sur la déclaration de patrimoine. Un premier texte avait été voté par les députés mais censuré par le Conseil constitutionnel pour incompatibilité. Pour débloquer la situation, le député Amadou Bâ a déposé une nouvelle proposition qui modifie directement l’article 37 pour l’axer sur l’obligation de déclarer son patrimoine.

Pour Ayib Daffé, cette révision répond à une promesse faite aux Sénégalais et constitue une priorité de cette session. Le gouvernement a emboîté le pas en proposant un amendement pour étendre l’obligation au Premier ministre et au président de l’Assemblée nationale. L’amendement a été validé en commission. C’est donc cette version enrichie qui arrivera en plénière. Selon le député, exécutif et législatif se retrouvent désormais sur la même ligne.

Il demande donc au chef de l’Etat de promulguer sans renvoyer le texte au Conseil constitutionnel. Même message à l’opposition : éviter un recours qui risquerait de retarder un engagement politique fort.

Enfin, Ayib Daffé balaie l’idée d’un référendum. Pour lui, une simple modification constitutionnelle ciblée ne justifie pas un vote populaire. Une adoption par le Parlement suffit, et il faut éviter une crispation institutionnelle inutile autour de l’article 37.

 

 

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