Par Alpha Ndiaye
Le mot ďordre de grève décrété par le Front Syndical pour la Défense des
Travailleurs FSDT a été largement suivi à Diourbel par le G7 groupe des
syndicats les plus représentatifs du secteur de l’éducation ce mercredi, a
fait savoir Modou Thiam, le secrétaire général départemental du CUSEMS.
Qui rappelle < la grève est largement suivie par les enseignants. Cela ne
nous surprend pas parcequ’ici à Diourbel d’après les informations que nous
avons reçues. Et ce n’est pas une première car le militantisme à Diourbel a
été salué partout au Sénégal. On se rappelle de la grande marche de 2018
pour obliger le gouvernement de Macky Sall d’aller signerd des accords pour
vraiment mettre fin à lay greve en juin 2018>. Ce mouvement vise a
protester contre le retard dug gouvernement dans la matérialisation des
accords signés le 16 avril 2026 et quil portait sur le paiement des
indemnités de correction et de surveillance des examens et la publication
del’audit sur les rappels des enseignants. La publication du rapport sur le
système de rémunération et l’application du décret n’ 2026-65 relatifs aux
décisionnaires font aussi partie des doléances des syndicats grévistes,
dont le CUSEMS, Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen et du
secondaire. < Le gouvernement tarde à matérialiser des accords qu’il a
déjà signés >, a déploré le responsable syndical, selon lequel ce
mouvement résulte d’un plan d’action destiné à amener les autorités à
respecter leurs engagements. < Ce n’est pas une question de satisfaction,
car on ne part pas en grève de gaieté de cœur >, a-t-il déclaré, rappelant
que les enseignants souhaitent poursuivre normalement les activités
d’enseignement et ď’apprentissage. Pour le secrétaire général du CUSEMS
à Diourbel, l’urgence désormais dans la matérialisation des accords déjà
signés avec le gouvernement. Le ministre de l’Éducation nationale,
Moustapha Guirassy, a fait état lundi ď’un taux d’exécution de 99 % des
points du protocole d’accord signé avec les syndicats d’enseignants le 16
avril 2026, se disant < surpris > par le mot dordre de grève de trois jours
annoncé par le G7 du 21 au 23 octobre.< Je suis surpris parce que le
dialogue n’a jamais été rompu ni suspendu>, a-t-il rappelé lors ď’un point
de presse du gouvernement sur le climat social.