Récit rédaction
Réunis samedi à Dakar à l’occasion d’une journée de réflexion, les membres de l’Amicale des Inspecteurs du Trésor du Sénégal (AITS) ont appelé à une réforme en profondeur de l’administration
financière afin de mieux répondre aux défis économiques et budgétaires auxquels le pays est confronté.
Organisée en partenariat avec la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT), cette rencontre a rassemblé des experts autour de plusieurs questions stratégiques liées à la gestion des finances publiques.
À l’ouverture des travaux, le président de l’AITS, Mamadou Diop, a invité les participants à réfléchir à l’évolution de l’administration sénégalaise depuis l’indépendance. Il a notamment soulevé la nécessité d’adapter les modes de gestion aux profondes mutations institutionnelles, économiques et internationales qui affectent aujourd’hui les États.
Les débats ont porté sur plusieurs priorités, notamment le renforcement du recouvrement des créances non fiscales, l’amélioration des recettes douanières, la gouvernance des entreprises publiques, la gestion financière des collectivités territoriales ainsi que l’exécution du budget de l’État. Les participants ont également insisté sur la nécessité de mieux maîtriser l’endettement public afin de respecter les critères de convergence de l’UEMOA, tout en renforçant la pression fiscale par une mobilisation plus efficace des ressources internes.
Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par de fortes tensions sur les finances publiques. Selon des données citées au cours des échanges, le déficit budgétaire et le niveau de la dette publique demeurent largement supérieurs aux normes communautaires, rendant indispensables des réformes structurelles pour rétablir les équilibres macroéconomiques.
À l’issue des travaux, l’AITS a réaffirmé sa volonté d’accompagner les pouvoirs publics à travers des propositions concrètes destinées à améliorer la gouvernance financière, renforcer l’efficacité de l’administration et soutenir les réformes engagées au profit de l’État et des collectivités territoriales.