Mondial 2026 : Le Maroc confirme, l’Égypte renaît, le Cap-Vert séduit, la RDC s’affirme


Coupe du Monde : le Maroc premier pays africain en demi-finale
Coupe du Monde : le Maroc premier pays africain en demi-finale

Par Hamad BA 

Si le Maroc demeure le porte-étendard du football africain après son épopée historique de 2022, la Coupe du monde 2026 a révélé que la progression du continent ne repose plus sur une seule nation.

Les Lions de l’Atlas ont confirmé leur changement de statut en atteignant une nouvelle fois les quarts de finale après avoir éliminé les Pays-Bas aux tirs au but, avant de céder face à la France. Cette régularité au plus haut niveau témoigne d’un projet sportif structuré, bâti sur la stabilité, la qualité de la formation et une gouvernance efficace.

L’Égypte, absente de la phase à élimination directe depuis plusieurs éditions, a signé un retour remarqué. Les Pharaons ont fait preuve d’une remarquable solidité mentale en éliminant l’Australie aux tirs au but avant de livrer une prestation de très haut niveau contre l’Argentine en huitièmes de finale. Battus de justesse (3-2), ils quittent néanmoins la compétition avec un capital confiance retrouvé et la conviction d’avoir retrouvé leur place parmi les grandes nations africaines.

Le Cap-Vert est sans doute l’une des plus belles révélations de ce Mondial. Pour sa première participation à une phase finale de Coupe du monde, la sélection insulaire a surpris par la qualité de son jeu, sa discipline tactique et son audace offensive. Face à l’Argentine, futur finaliste, les Requins Bleus se sont inclinés avec les honneurs (3-2) au terme d’un match spectaculaire qui a suscité le respect des observateurs. Cette performance confirme l’ascension d’une nation qui progresse régulièrement sur la scène africaine depuis plusieurs années.

Autre satisfaction majeure : la République démocratique du Congo. Les Léopards ont confirmé leur retour au premier plan en franchissant le premier tour et en tenant tête à l’Angleterre en huitièmes de finale. Malgré une défaite 2-1, les Congolais ont démontré qu’ils disposent désormais des ressources techniques, physiques et mentales pour rivaliser avec les meilleures sélections mondiales. Leur parcours récompense le travail de reconstruction entrepris depuis plusieurs saisons.

À ces performances s’ajoutent celles du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, de l’Algérie et du Ghana, qui continuent d’alimenter la compétitivité du football africain. Désormais, le continent ne repose plus sur quelques individualités exceptionnelles, mais sur un vivier de sélections capables de rivaliser avec les grandes puissances du football mondial.

Cette diversité constitue sans doute la principale évolution du football africain. Là où l’Afrique comptait autrefois une ou deux nations susceptibles de créer l’exploit, elle dispose aujourd’hui de plusieurs équipes capables de viser les phases finales d’une Coupe du monde. Un changement de paradigme qui nourrit l’espoir de voir, dans un avenir proche, une sélection africaine disputer – et pourquoi pas remporter – une finale mondiale.

 

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