Par Hamad Ba
Une nouvelle tragédie de la migration irrégulière endeuille l’Atlantique. Une pirogue partie de Gambie il y a 27 jours à destination des îles Canaries est arrivée ce matin avec seulement 45 survivants, tandis que cinq corps ont été retrouvés à bord. Au total, 80 personnes seraient mortes au cours de la traversée, dont un bébé.
Partie de Gambie avec 128 personnes à son bord, l’embarcation a passé près de quatre semaines en mer avant d’atteindre les Canaries. Une traversée particulièrement éprouvante, marquée par des conditions difficiles et un lourd bilan humain.
À son arrivée ce matin, les secours n’ont pu retrouver que 45 survivants et cinq dépouilles à bord de la pirogue. Le bilan communiqué fait état de 80 décès, parmi lesquels figure un bébé.
Cette nouvelle tragédie met une nouvelle fois en lumière les dangers auxquels s’exposent les candidats à la migration irrégulière qui tentent de rejoindre les îles Canaries à bord d’embarcations précaires. Les longues traversées de l’Atlantique, souvent sans eau ni nourriture suffisantes, exposent les passagers à la faim, à la déshydratation, aux intempéries et aux naufrages.
Le drame relance également les interrogations sur l’ampleur du phénomène migratoire au départ des côtes ouest-africaines, notamment de la Gambie et du Sénégal, vers l’archipel espagnol.
Pour les survivants, désormais pris en charge aux Canaries, commence une autre épreuve : celle de la prise en charge humanitaire et de l’identification des victimes.
Une tragédie de plus qui rappelle le prix humain exorbitant payé sur les routes migratoires de l’Atlantique.
Hamadou Ba