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u marché de Grand-Yoff, la hausse du prix de la viande suscite colère et inquiétude. Alors que le kilogramme, vendu autour de 4 000 FCFA auparavant, dépasse désormais les 6 000 FCFA, les ménagères dénoncent une situation devenue difficilement supportable. Elles interpellent les autorités et appellent à davantage de solidarité.
Il est encore tôt au marché de Grand-Yoff, mais l’ambiance est déjà animée. Entre les étals, les allées sont fréquentées par des clients venus faire leurs achats quotidiens. Pourtant, derrière cette effervescence habituelle, une préoccupation revient dans les discussions : la hausse vertigineuse du prix de la viande.
« C’est devenu trop cher », lâche une cliente, visiblement exaspérée. Pour de nombreuses femmes rencontrées sur place, le passage du kilogramme de viande d’environ 4 000 FCFA à plus de 6 000 FCFA constitue un véritable coup dur pour les budgets familiaux.
« Comment nourrir une famille dans ces conditions ? »
Devant les étals des bouchers, les conversations tournent autour des prix. Les ménagères scrutent les morceaux, négocient, réduisent les quantités ou repartent parfois sans avoir acheté.
La hausse est particulièrement ressentie par les familles nombreuses. Avec le même budget qu’auparavant, il devient difficile de remplir le panier. Certaines femmes expliquent devoir revoir leurs habitudes alimentaires et privilégier d’autres produits, parfois moins coûteux.
« Avant, avec 4 000 FCFA, on pouvait acheter une quantité raisonnable de viande. Aujourd’hui, avec plus de 6 000 FCFA le kilogramme, il faut réfléchir à deux fois avant d’en acheter », témoigne une habituée du marché.
Les femmes interpellent l’État
Face à cette situation, les consommateurs ne cachent pas leur colère. Plusieurs femmes rencontrées au marché demandent aux autorités de se pencher rapidement sur la question et de prendre des mesures pour contenir la hausse des prix.
Elles souhaitent notamment davantage de contrôle sur les prix et une meilleure régulation du marché afin d’éviter que les ménages ne soient les principales victimes de cette flambée.
« Nous demandons à l’État de regarder ce qui se passe. Les prix augmentent alors que les revenus des familles ne suivent pas », déplore une autre cliente.
Un appel à la solidarité
Au-delà des interpellations adressées aux pouvoirs publics, les femmes de Grand-Yoff lancent également un appel à la solidarité. Dans un contexte marqué par la cherté de la vie, elles invitent les acteurs de la chaîne de commercialisation, mais aussi les consommateurs, à faire preuve de compréhension et de responsabilité.
Dans les allées du marché, la question dépasse désormais le simple prix d’un kilogramme de viande. Elle renvoie au quotidien de milliers de familles qui doivent composer avec des dépenses alimentaires de plus en plus lourdes.
En attendant une éventuelle réaction des autorités, les ménagères continuent de faire leurs comptes, panier à la main. À Grand-Yoff, la viande est devenue un produit de luxe pour certains foyers, et la colère gronde derrière les étals.
Hamadou Ba