Deuxième congrès continental africain de la LASA à Dakar


Dakar accueille le 2e congrès continental africain de la LASA pour renforcer les passerelles entre l’Afrique et l’Amérique latine

Dakar abrite, du 4 au 7 novembre 2026, le deuxième congrès continental africain de la Latin American Studies Association (LASA). Organisée en partenariat avec l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, cette rencontre scientifique internationale ambitionne de renforcer les liens historiques, culturels, scientifiques et diplomatiques entre l’Afrique et l’Amérique latine.

Placée sous le thème « Afrique et Amérique latine : héritages partagés, solidarités et futurs entrelacés », la cérémonie d’ouverture s’est tenue ce mercredi 4 novembre à l’amphithéâtre Kocc Barma Fall de la Faculté des Sciences et Technologies de l’Éducation et de la Formation (FASTEF), en présence de chercheurs, d’universitaires, d’étudiants et de praticiens venus de plusieurs régions du monde.

Prenant part à l’organisation de ce rendez-vous, la docteure Maimouna Sakhé, enseignante à l’UGB et spécialiste de littérature afro-hispano-américaine et afro-latino-américaine, a souligné l’importance de cette rencontre pour consolider les relations entre les deux continents. Selon elle, l’Afrique et l’Amérique latine, bien que séparées géographiquement, restent profondément liées par une histoire commune.

Elle estime que ce congrès constitue une occasion de « tisser encore les liens historiques, professionnels et culturels » entre les deux espaces. Elle a également relevé plusieurs obstacles à surmonter, notamment les difficultés de déplacement des Afro-descendants souhaitant se rendre au Sénégal, en raison de la faiblesse de la représentation diplomatique sénégalaise en Amérique latine et de l’insuffisance des connexions aériennes directes.

Pour le docteur Paul Ngor Mack Ndour, chef du département de langues romanes et inspecteur général de l’Éducation et de la Formation en portugais, cette initiative vise à réduire le décalage observé dans les relations entre l’Afrique et l’Amérique latine, comparativement à celles entretenues avec l’Europe et l’Amérique du Nord.

Au-delà des échanges universitaires, il plaide pour une coopération multidimensionnelle touchant notamment à la diplomatie, à l’économie, à la culture, à la santé, à la territorialité et aux droits humains. Il espère ainsi que les travaux contribueront à encourager les pouvoirs publics à mettre en place des cadres de dialogue et de coopération plus solides entre les deux continents.

Cette deuxième édition, après celle organisée à Accra, au Ghana, en 2023, rassemble environ 140 participants en présentiel et plus de 150 intervenants en ligne. Le congrès se déroule sous un format hybride, avec des communications réparties dans six salles et des séances plénières quotidiennes.

Les discussions abordent plusieurs enjeux majeurs, notamment les héritages de la traite atlantique, la coopération Sud-Sud, la justice climatique, la consolidation de la paix et la justice raciale.

À travers cette rencontre, l’UCAD entend ainsi consolider son rôle de plateforme de dialogue scientifique international et contribuer à l’émergence de nouvelles dynamiques de rapprochement entre l’Afrique, l’Amérique latine et les Caraïbes.
Hamad Ba

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