FAO-CJRS: Pertes post récolte et nutrition au menu du jour 2 de la formation


Sénégal : les pertes post-récolte au cœur de la deuxième journée de formation de la CJRS avec la FAO

La deuxième journée de formation organisée par la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS), en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à la Maison de la Presse Babacar Touré, a mis l’accent sur les chaînes de valeur agricoles et les pertes post-récolte. L’oignon, la pomme de terre, la tomate industrielle, la banane et la mangue figurent parmi les filières prioritaires concernées.

Au Sénégal, les performances de la production agricole contrastent parfois avec les pertes enregistrées après les récoltes. Selon les données présentées lors de cette session, la production d’oignon a atteint 493 287 tonnes durant la campagne 2024-2025, pour des besoins annuels estimés à 350 000 tonnes. Malgré cette disponibilité, les pertes sont évaluées entre 15 et 30 % selon les zones, notamment à Podor. Le renforcement des capacités de stockage et l’étalement des ventes sur l’année apparaissent ainsi comme des solutions pour limiter le gaspillage.

La pomme de terre affiche également une production importante, avec 211 000 tonnes en 2024-2025, soit une hausse de 48,4 %, pour une consommation annuelle estimée à 150 000 tonnes. Toutefois, les difficultés d’écoulement en période de forte récolte, notamment à Km 50 en mars 2026, soulignent la nécessité de développer les chambres froides et de mieux planifier la mise en marché.

Pour la tomate industrielle, plus de 80 000 tonnes sont attendues en 2026 sur une superficie de plus de 2 500 hectares. Dans cette filière, la rapidité de livraison aux unités industrielles et l’utilisation de caisses adaptées à la récolte constituent des leviers importants pour réduire les pertes.

La banane et la mangue font également face à des défis spécifiques. La production de bananes est estimée à 78 155 tonnes en 2024-2025, en hausse de 108,4 %. La maîtrise de la manutention, du mûrissement et de la conservation au froid reste essentielle. Quant à la mangue, dont la production annuelle est estimée entre 150 000 et 200 000 tonnes, elle subit des pertes liées notamment à la mouche des fruits, au mauvais état des pistes et aux difficultés logistiques. Le séchage et la transformation apparaissent comme des pistes pour mieux valoriser cette production.

À travers cette formation, la CJRS et la FAO entendent renforcer les capacités des journalistes afin de leur permettre de mieux comprendre les enjeux agricoles et de traiter avec davantage de précision les questions liées à la sécurité alimentaire, à la conservation des produits et à la valorisation des filières locales.

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