CJRS-FAO: Troisième et dernier jour de formation


Restauration des terres : la FAO prône une approche participative et durable

Dakar, 29 octobre 2026 – La restauration des terres dégradées et la lutte contre la désertification ont été au centre de la troisième et dernière journée de formation organisée par la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS), en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à la Maison de la presse Babacar Touré. La session a été animée par Mignane Sarr, coordinateur technique du projet PARECC à la FAO Sénégal.

À cette occasion, le formateur a mis en exergue les principes qui sous-tendent l’approche de la FAO en matière de reforestation et de restauration des terres. Celle-ci repose notamment sur une approche paysagère, l’implication des communautés locales, la valorisation des espèces adaptées aux conditions écologiques et la prise en compte des bénéfices environnementaux et socio-économiques. Une démarche qui vise à renforcer la résilience des écosystèmes tout en assurant la pérennité des investissements consentis.

Toutefois, plusieurs contraintes compromettent les efforts de restauration sur le terrain. Il s’agit notamment de la divagation des animaux transhumants, des difficultés de protection des sites restaurés, de l’insuffisance des financements et des limites du bénévolat communautaire. À ces obstacles s’ajoutent l’irrégularité des précipitations et les épisodes de sécheresse localisée, qui compliquent la régénération du couvert végétal.

L’engagement communautaire au cœur de la réussite

Face à ces défis, plusieurs facteurs de succès ont été identifiés, parmi lesquels l’appropriation des projets par les populations. L’implication des communautés dès la phase de planification, la mise en place de comités de gestion efficaces (COGES) et le respect des règles locales de gestion des sites constituent des leviers essentiels pour garantir la durabilité des actions entreprises.

Le choix des espèces représente également un enjeu majeur. Le recours à des espèces locales adaptées aux conditions du milieu, associé à la combinaison d’espèces fourragères et ligneuses, favorise l’acceptation des interventions par les populations et améliore les chances de réussite des opérations de restauration.

Sur le plan technique, la mécanisation, notamment grâce à l’utilisation de la charrue Delfino, offre des possibilités de restauration rapide de grandes superficies, avec une réduction des coûts par rapport aux méthodes manuelles.

Un suivi rigoureux pour pérenniser les acquis

Le suivi-évaluation constitue un autre pilier de cette démarche. Il repose sur la collecte régulière de données, le contrôle de la qualité des travaux et la mesure des effets environnementaux et socio-économiques des interventions. La capitalisation et le partage des résultats permettent, quant à eux, de tirer les enseignements des expériences menées et de reproduire les pratiques les plus efficaces dans d’autres zones.

Au terme de ces trois jours de formation, un enseignement essentiel se dégage : la restauration durable des terres ne peut se limiter à la plantation d’arbres. Elle exige une démarche intégrée associant engagement communautaire, expertise technique, mécanismes de protection des sites et suivi régulier. Autant de conditions indispensables pour renforcer la résilience des écosystèmes et lutter durablement contre la dégradation des terres et la désertification.

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