Hamad BA
Les acteurs publics, les partenaires techniques et financiers ainsi que les spécialistes des questions climatiques se sont réunis, ce jeudi 30 juillet 2026 à Dakar, à l’occasion d’une table ronde consacrée à l’industrialisation verte au Sénégal. Placée sous le thème « Enjeux, opportunités et perspectives pour une croissance durable », cette rencontre a permis d’engager une réflexion sur les leviers à mobiliser pour accélérer une industrialisation respectueuse de l’environnement tout en soutenant le développement économique du pays.
Prenant la parole à l’ouverture des travaux, Youssouf Bodian, président de l’AJTREPE, a insisté sur la nécessité de bâtir une dynamique collective autour de cette ambition nationale. Selon lui, le succès de l’industrialisation verte repose avant tout sur une vision partagée entre l’ensemble des acteurs, appuyée par des principes de transparence et de bonne gouvernance.
« Il faut une vision partagée et la transparence », a-t-il déclaré, soulignant que la coordination entre les différentes parties prenantes constitue un facteur déterminant pour la réussite des politiques de transition écologique.
De son côté, Awa Traoré, directrice pays d’Africa Climate Insight (ACI), a mis l’accent sur l’importance de renforcer les connaissances autour de cette thématique encore en pleine construction. Elle a exprimé le souhait de voir émerger une compréhension plus approfondie des enjeux liés à l’industrialisation verte au Sénégal afin de favoriser des décisions éclairées et des investissements durables.
« Je souhaite une meilleure compréhension de l’industrialisation verte au Sénégal », a-t-elle affirmé, estimant que la sensibilisation et le partage des connaissances sont essentiels pour accompagner cette transformation.
Intervenant au nom du ministère de l’Environnement, Madeleine Diouf, directrice de la Transition écologique, a rappelé que la réussite des projets dépend largement de leur qualité et de leur gouvernance. Elle a souligné que les initiatives financées dans le cadre de la transition écologique sont aujourd’hui soumises à des exigences de plus en plus élevées.
« La qualité et la gouvernance des projets sont importantes. Le niveau de qualité est scruté. Il faut savoir où placer le curseur en fonction des besoins. Il y a un travail à faire », a-t-elle expliqué, appelant à un renforcement des capacités afin de répondre aux standards internationaux.
À travers cette table ronde, les participants entendent formuler des recommandations concrètes pour faire de l’industrialisation verte un moteur de croissance durable, de création d’emplois et de résilience face aux changements climatiques. Les échanges devraient également contribuer à identifier les mécanismes de financement, les réformes et les partenariats nécessaires pour accélérer la transition industrielle du Sénégal.