Par Ibrahima Dia
Le Collectif des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes en spécialisation (COMES) était face à la presse ce jeudi 04 septembre pour évoquer leur situation . Après plusieurs tentatives de dialogue avec les autorités, le collectif réclame des réponses concrètes sur les conditions de formation, les paiements, la prise en charge médicale et le recrutement.
Parmi ses principales revendications figure la mise en place d’un véritable statut du résident, avec une harmonisation des conditions de formation et de rémunération. Le COMES demande également le règlement des retards de paiement des indemnités liées aux stages ruraux. Selon le collectif, certains médecins ayant achevé leur formation depuis 2024 attendent toujours le paiement de sommes qui leur seraient dues.
La prise en charge médicale des résidents constitue également une préoccupation majeure. Le collectif souhaite un dispositif leur permettant d’accéder aux soins dans les établissements publics en fonction de leurs besoins.
Autre sujet d’inquiétude : le recrutement dans la fonction publique. Alors qu’un recrutement d’agents de santé est annoncé, le COMES demande que les médecins en spécialisation soient associés à la réflexion afin d’anticiper les besoins en spécialistes et de limiter les départs vers l’étranEgUer
Le collectif réclame aussi une meilleure prise en compte de la rémunération des gardes ainsi que des congé de maternité, afin que ceux-ci ne pénalisent pas le parcours de formation des femmes en spécialisation.
Malgré la fermeté du mouvement, le COMES assure vouloir privilégier le dialogue. « Nous ne voulons pas bloquer le système sanitaire », affirme le Dr Aline Badara Sow, médecin en spécialisation en cardiologie.
Le collectif fixe toutefois une échéance aux autorités : la fin de la première quinzaine de septembre pour apporter des réponses et prendre des engagements concrets.