Exécutif et le Législatif  Serigne Momar Sokhna  appelle au dialogue 


 

La crise institutionnelle qui secoue le Sénégal s’est invitée à l’Assemblée nationale. Le rejet de la Loi de Finances Rectificative (LFR) en commission, suivi de son renvoi en commission lors de la plénière de mardi dernier, a fini de cristalliser les tensions entre le gouvernement et le pouvoir législatif. Face à ce blocage inédit, les voix s’élèvent pour appeler à la retenue. C’est le cas de Serigne Momar Sokhna, Président du Grand Mouvement pour le Développement du Sénégal (GMDS), qui a lancé un appel solennel au dialogue.

« Il faut que les deux têtes se parlent » , estime t-il. Pour le leader du GMDS, l’heure est grave et la situation exige un sursaut républicain. Il exhorte directement les deux plus hautes autorités de l’État à renouer le fil du dialogue. « Il faut que les deux têtes dialoguent. C’est la première fois que nous assistons à un tel scénario au Sénégal où le Président de la République et le Président de l’Assemblée nationale sont à couteaux tirés », a alerté Serigne Momar Sokhna. Selon lui, ce face-à-face stérile fait courir un risque majeur à la stabilité du pays et à la préservation de l’intérêt général. Le Sénégal, dit-il, n’a pas les moyens de s’offrir une paralysie institutionnelle.

Un appel aux guides religieux  à agir :
Au-delà des acteurs politiques, le président du GMDS interpelle également les guides religieux et coutumiers. À ses yeux, leur rôle de médiateurs sociaux est plus que jamais indispensable pour « fumer le calumet de la paix ». Il les invite à user de leur sagesse et de leur influence pour rapprocher les positions et ramener la sérénité au sommet de l’État.

Pour Serigne Momar Sokhna, seule une concertation franche entre le Chef de l’État et le Président de l’Assemblée nationale permettra de dénouer l’impasse autour de la LFR et de remettre l’action publique au service des préoccupations réelles des Sénégalais.

Mamadou NDIAYE

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