Cérémonie de clôture du congrès continental de la LASA à Dakar


Congrès continental de la LASA à Dakar : l’Afrique et l’Amérique latine appelées à renforcer leur coopération

Après quatre jours d’échanges scientifiques et de réflexions sur les relations entre l’Afrique et l’Amérique latine, le deuxième congrès continental africain de la Latin American Studies Association (LASA) a pris fin ce samedi 7 novembre 2026 à Dakar. À la cérémonie de clôture, les organisateurs ont appelé à traduire les recommandations issues des travaux en actions concrètes, notamment à travers une coopération Sud-Sud plus soutenue.

Organisée du 4 au 7 novembre 2026 en partenariat avec l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, cette rencontre internationale, placée sous le thème « Afrique et Amérique latine : héritages partagés, solidarités et futurs entrelacés », a réuni plus de 250 participants venus d’Afrique, d’Amérique latine et d’autres régions du monde.

À l’heure du bilan, le professeur Paul Ngor Mack Ndour, de la FASTEF, a salué la richesse des échanges qui ont permis de revisiter l’état de la coopération entre les deux continents et d’identifier de nouvelles perspectives. Il a toutefois insisté sur la nécessité de dépasser le cadre universitaire pour faire des recommandations du congrès un véritable levier d’action auprès des décideurs publics.

Prof Paul Ndour

Il a notamment plaidé pour une coopération multisectorielle dans des domaines tels que l’écologie, la médecine et la santé. Selon lui, les plus de 250 participants constituent autant de relais capables de vulgariser les réflexions et de sensibiliser les autorités aux opportunités de rapprochement entre les deux continents.

De son côté, la professeure Maimouna Sakhé, enseignante à l’UGB et coordonnatrice du comité local d’organisation, s’est félicitée du déroulement de cette rencontre, qu’elle considère comme un défi relevé. Elle a notamment souligné la diversité des participants et la qualité des communications, avec près de 300 contributions enregistrées.

Le format hybride du congrès a permis de mobiliser des chercheurs en présentiel et à distance, à travers six salles de travail occupées durant les quatre jours. La rencontre a également enregistré une représentation de différentes régions d’Afrique, notamment francophone, anglophone, lusophone et hispanophone, ainsi que de plusieurs pays d’Amérique latine.

Pour la professeure Maimouna Sakhé, cette rencontre doit contribuer à lever les obstacles qui freinent encore les relations entre les deux continents, notamment les barrières linguistiques et le manque de connexions directes. Elle a ainsi lancé un appel aux autorités africaines et latino-américaines pour consolider les relations Sud-Sud et renforcer les échanges scientifiques, culturels et diplomatiques.

Au terme de cette deuxième édition, les organisateurs souhaitent donc voir émerger de nouveaux programmes de collaboration et des rencontres plus régulières entre les deux continents. La prochaine édition du congrès pourrait se tenir en Afrique du Sud, une proposition qui reste toutefois à confirmer.

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